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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 09:36
33 euros, c'est le prix que nous avons déboursé pour aller voir Camille, ce qui, après les Noces de Figaro à Nanterre et le Barbier de Séville à Bastille, en fait un des spectacles les plus chers de notre saison.
Au passage, force est de constater que pour les spectacles le prix ne rime pas toujours avec la qualité puisque sur ce trio de tête, seul Les Noces de Figaro nous a vraiment emportés. Je vous épargnerai la critique réchauffée du Barbier de Séville, nous l'avons vu il y a plus d'un mois, en revanche je vais vous parler de Camille.

Tout commence à 19h15 lorsque nous comprenons que la queue de 50m qui s'étire sur le boulevard Barbès n'a d'autre destination que l'entrée de la Cigale où se produit Camille pour le deuxième soir. Heureusement la foule avance vite et nous entrons dans cette salle parisienne branchée en forme de théâtre à l'italienne où toutes les dorures ont été recouvertes de peinture noire et les fauteuils d'orchestre remplacés par un parquet bien souple.
Après une première partie assurée par Airnadette, un groupe de air-guitare et air-chant qui a mis une super ambiance et a terminé par une chanson de Camille histoire de faire un peu de lien avec la star, cette dernière met plus d'un quart d'heure à daignier paraître, se fichant totalement de l'ambiance mise par ses prédécesseurs sur scène.
Elle arrive  parée d'une cape orange à capuche et tourbillone autour de la scène sous les applaudissements. Son regard perdu dans la vague et sa chorégraphie laissent à penser que la chanteuse est déjà dans une certaine transe.
Elle commence par des chansons de son nouvel album et met donc en application sa révolution vocale qui a supprimé de la scène tous les instruments excepté un piano qui servira plus souvent de caisse claire que d'instrument à corde. En guise d'orchestre se trouvent donc sur scène 7 choristes : 2 beatboxers, 3 "percussionistes corporels" dont un également pianiste et 2 filles choristes à proprement parler. Tout ce petit monde en noir encadre une Camille en orange qui a fini par oublier que la voix pouvait aussi servir à chanter. En effet, le groupe, suspendu aux directives de la chanteuse qui leur indique tous les sons qu'ils doivent faire, a tellement exploré les possibilités vocales en matière de rythme qu'il en a oublié la mélodie. Le beatbox prend le dessus, les percussions corporelles (qui consistent en fait à taper du pied sur le sol en guise de grosse caisse et à faire semblant de taper sur sa poitrine si éloignée du micro qu'il y a peu de chance qu'on en entende quelquechose) dominent le volume sonore et les choristes distillent des onomatopés. Au milieu, Camille prononce quelques paroles incompréhensibles dans ce brouhaha et teste ses aigus en poussant des cris stridents.
Le malaise s'installe de plus en plus quand Camille se montre enfant gâtée tournant le dos au public quand celui-ci l'applaudit ou engueulant ses choristes au milieu d'une chanson : "ah non les filles, vous vous êtes encore trompées comme hier soir!". Puis vient le décrochage fatal, quand les "musiciens" quittent la scène pour prendre l'air et que Camille reste seule pour une chanson. Elle s'installe au piano et chante la première mélodie de la soirée. Enfin on entend des paroles. Las! Mieux valait noyer sa prose dans le rythme : "là où je suis née, il n'y a pas de guerre. Les hommes sont de toutes les couleurs. Mais je ne sais plus comment y aller". Jean-Jacques Goldman a aussi écrit pour Camille??
Le spectacle se termine dans la vulgarité puisque Camille revient pour les bis avec une robe noire qui a un grand trou aux fesses. Elle salue d'ailleurs en nous montrant son cul ce qui ne peut mieux traduire ce qu'elle pense de son public. Puis elle enfile une combinaison de plongée pour slamer, histoire de ne pas se salir avec les mains puantes de la populace qui l'acclame mais qui au fond n'a pas dû comprendre un cinquième de son génie. Enfin vient la dernière chanson. Tout micro éteint, les chanteurs s'avancent devant la scène et chantent Paris. Moment magique où toutes ces voix s'allient pour mêler rythme et mélodie sur un des plus beaux textes de Camille.
Camille aura donc bien fait la démonstration de ses vastes capacités vocales et de son talent à s'encadrer de musiciens aux voix bien accrochées. Elle aura aussi montré tout son orgueil qui la fait mépriser tant ses choristes que le public. Elle nous aura enfin montré ce que peut être la frustration de voir une artiste pleine d'idée, qui tient un trésor dans sa voie mais qui montre ses fesses.
Par Lwiss - Publié dans : Critiques
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 19:10
C'est fini et c'est parti!

Ma licence se termine, j'ai eu mon dernier cour aujourd'hui. Un peu de nostalgie en pensant à mes marottes, Denise Pumain et Régine LeJan... Un peu plus de bonheur en songeant que je n'aurai plus à supporter les égarements statistiques de Jean-Ph Genet...

Mais, las, trève de sentiments, les choses sérieuses commencent et aujourd'hui fut aussi la date de mon premier partiel. Et que diriez-vous de traiter en dix minutes le sujet suivant : "Taille urbaine et ségrégation sociale"? Ca a dû plaire à mon interrogateur, il dessinait des soleils sur sa feuille en m'écoutant (entendant?) parler. Un peu de courage, les prochaines épreuves sont Lundi avec deux dissertations de .... 1h30 chacune, la bonne blague!
Et je n'oublie les deux dossiers que je dois rendre pour valider cette licence : rapport de stage de géographie fin juin et dossier sur la correspondance de mon cher Saint-Sulpice à rendre le.... 4 juin, en pleins partiels d'histoire, décidément, il y en a des blagues cette saison!
Oh mais j'ai une blague encore meilleure : je tiens de Régine LeJan que le CAPES ne sera bientôt plus accessible qu'avec un master. Voilà de quoi m'aider dans mes choix d'orientation : voyons un master ou un master? Je vous laisse réfléchir et me proposer vos solutions! (un nouveau jeu?)

Bref, heureusement qu'il y a, dans la vie comme en grammaire, des invariables. Le chant me tient toujours à coeur (plutôt à cordes) et ça me plait de plus en plus. Merci à Felicity Lott pour son concert et à Caroline Pelon pour ses cours, au moins elles ne font pas de blagues...
Par Lwiss - Publié dans : Des histoires et des G.O.
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 19:08
Félicitations à la première amie qui visite mon blog que je n'avais pas annoncé! Bravo Marion de m'avoir trouvé, tu gagnes un pot de Fraise-Rhubarbe (et le droit de venir le chercher à Paris ou à Coulommiers).
Les prochain(e)s à arriver, ne soyez pas tristes, il y aura d'autres jeux!
Par Lwiss - Publié dans : Le blog de Lwiss
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 18:57

Décidément, la rhubarbe va faire fureur cet été!
Noé m'ayant spécialement appelé de son lointain XVIIIe pour me demander la recette de mon crumble à la rhubarbe, je lève le voile sur ce secret jamais gardé.

Ingrédients :
- entre une livre et 1kilo de rhubarbe
- un autre fruit au choix (pomme, pêche, fraise, framboise...)
- 75 à 100g de beurre selon l'envie
- 150g de farine
- du sucre
- épices

Epluchez la rhubarbe et coupez-là en petits tronçons.
Passez la rhubarbe entre 5 et 7 minutes (selon la quantité)  au four à micro-onde puis agrémentez de sucre, cannelle, gingembre. Ajoutez quelques morceaux de fruits (si c'est de la pomme, faites revenir ces morceaux au prélable dans un peu de beurre et de sucre pendant 10 minutes) et disposez au fond de votre plat.
Préparez une pâte sablée en malaxant le beurre coupé en cubes avec la farine et la quantité de sucre désirée.
Emiettez sur les fruits en enfournez à 180° pendant 15-20 min
Servez tiède!

Le conseil ultime est bien sûr de proposer une boule de glace en accompagnement.

Par Lwiss - Publié dans : Recettes
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 14:43
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire écouter ma dernière prestation publique. C'était lors du concours de l'Union Professionnelle des Maitres du Chant Français (nom pompeux, isn't it?). Bon, je n'insisterai pas sur la frustration de n'avoir pu chanter qu'une seule pièce des Chansons de Don Quichotte à Dulcinée de Ravel. Voilà donc toujours l'air de Guglielmo dans Cosi de Mozart et la chanson épique de Ravel. Bonne écoute!

Cosi fan tutte, Air de Guglielmo, W.A. Mozart


Don Quichotte à Dulcinée, Maurice Ravel
Par Lwiss - Publié dans : Lee Ric
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 14:25
Je sais, le suspense a été insoutenable toute la nuit : qu'allait donner ma nouvelle compote fraise-rhubarbe?
Le jury s'est réuni ce matin au petit-déjeuner et a accordé le premier prix à l'unanimité.

Voici donc la recette du Saint-Graal :
- prenez autant de rhubarbe que de fraises
- épluchez la rhubarbe (facile : il suffit de tirer les peaux rose et verte filandreusex) et coupez-la en tronçons de 3-5cm
- arrosez de sucre (dosez en fonction de votre envie) et laissez reposer au moins trois heures à température ambiante
- lorsque la rhubarbe a bien rendu son sirop, prélevez celui-ci et régalez-vous de cette petite fraîcheur.
-  Versez la rhubarbe dans une casserole sur un feu moyen, remuez régulièrement
- pendant ce temps, lavez les fraises puis épluchez-les (et non pas le contraire car vous noieriez les fraises dans l'eau)
- après que la rhubarbe a cuit 15min, ajoutez les fraises en morceaux et laissez cuire encore 5 à10min en ajoutant un sachet de sucre vanillé.
- empotez la compote encore chaude.
Par Lwiss - Publié dans : Recettes
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 22:34

Défi du jour : manger du poisson (parce que c'est bon) sans se ruiner (parce que c'est mieux).
Nous l'avons relevé grâce au Ponga, un poisson vietnamien, élevé industriellement et vendu à 7,90€ le kilo rue de Joinville.

Dans une papillote, disposez un filet de Ponga roulé sur un lit d'oignon blanc, de champignon et de jus de citron. Assaisonnez de gros sel et de quelques herbes et faites cuire 15min au four. Accompagnez de riz et de ratatouille.

Le goût n'est pas exceptionnel mais la chaire est très tendre.

Demain, je vous parles de ma compote rhubarbe-fraise, elle se repose cette nuit!

Par Lwiss - Publié dans : Recettes
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 22:14
Ce mois-ci, se tiennent en Seine-saint-Denis les Rencontres Chorégraphiques. Quelle belle occasion de découvrir cet art qui m'est étranger : la danse contemporaine!

Vendredi, nous voilà embarqués en bus dans les embouteillages du soir pour rejoindre le Forum du Blanc-Mesnil. Au passage nous découvrons cette pittoresque banlieue dont les médias nous ont tant vanté les mérites. Mais c'est étrange, ce ne sont pas les voitures en feu qui font le plus de bruit ; les avions à réaction tiennent encore pour longtemps le record des décibels dans cette charmante bourgade.
Nous découvrons donc une chorégaphie de et avec Nacera Belaza (accompagnée de sa soeur) : le Cri. Après un début un peu poussif - les deux danseuses basculent d'un pied sur l'autre pendant 10 minutes - la musique mêlant bande-son et chant en live finit par envouter et installe une autre temporalité à même de faire apprécier le lent développement des gestes dans la chorégraphie. Finalement, je regrette presque que ce n'ait pas duré plus longtemps tant le mouvement semblait pouvoir prendre encore de l'ampleur. Une première expérience plutôt encourageante donc.

Ce soir, nous étions à Bagnolet et nous voyions pour la deuxième fois de notre courte vie de spectateur de danse une chorégraphie de Angalin Preljocaj. La musique était de John Cage : un concert enregistré à Milan dans les années 1970, une heure d'onomatopés sans musique, couverts par les hués du public italien. Comme la musique, la chorégraphie ne voulait avoir aucun sens. En effet, ces mouvements éparses et ces corps habillés en mini short et T-Shirt pouvaient difficilement être porteurs d'un sens quelconque. J'ai d'abord était surpris par le concept puis je me suis dit qu'il allait venir autre chose, un fil rouge qui allait donner une direction pour s'orienter dans ce bazar de gestes et de mots. Las! Rien n'est venu me sortir de ce marasme et les 63 minutes de la performance ont fait grimpé mon énervement, surtout à partir du moment où les danseurs commençaient à laisser des trainées de sueur sur le sol et s'arrêtaient sous nos yeux pour boire une bouteille d'eau. Je suis sorti en fulminant d'avoir perdu 1h30 dans le bus pour venir me faire *** pendant une heure interminable.

Courage, on y retourne bientôt...
Par Lwiss - Publié dans : Critiques
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 16:32

Salut à vous et salut à toi, lecteur.
Bienvenue sur le blog de Lwiss.
Ici commence un univers particulier.

Cela fait quelques temps que j'avais envie de franchir le pas mais je pensais que je n'avais pas le temps. Heureusement, les partiels sont dans deux semaines et toutes les raisons sont bonnes pour repousser les révisions au dernier moment. Alors j'ai créé mon blog.
Je suis Lwiss, apprenti chanteur lyrique et étudiant en histoire et géographie. Tu découvriras vite mes autres lubies...
Je ne crée ce blog que dans un seul but : écrire. Car trop souvent je regrette de ne pas garder de trace de ce que je vis. D'ailleurs ce blog devrait bientôt m'amener à aquérir un appareil photo numérique. Il n'y a donc aucun sujet particulier à ce blog et s'y trouveront pêle-mêle différentes actualités, critiques de théâtre, cinéma, opéra..., recettes de cuisine, petites histoires...

Bonne balade à toi qui passe pour me lire et n'hésite pas à laisser des commentaires.

Lwiss, blogueur.

Par Lwiss - Publié dans : Le blog de Lwiss
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