Tokyo Notes

Publié le par Lwiss

Depuis le début de la saison, des gradins étaient installés dans la bibliothèque-salon du théâtre de Gennevilliers. La raison nous en fut dévoilée ce samedi : c'est dans cette pièce que se joue Tokyo Notes, une pièce d'Oriza Hirata, donnée en japonais surtitré, dans le cadre du festival d'automne. L'action prend place dans un musée où des visiteurs se croisent, se retrouvent et discutent. On suit ainsi plusieurs dialogues : une femme et sa belle-soeur attendant les hommes de la famille, un avocat souhaitant faire une donation, deux amies, un jeune homme un peu perdu avec une de ses conquetes... Nous sommes au Japon et la guerre fait rage en Europe, ainsi les musées japonais sont submergés de tableaux venus d'Europe, envoyé au Japon pour être protégé. L'auteur veut montrer la futilité des discussions du quotidien et comment elles évitent les sujets fondamentaux (la guerre mais aussi les tensions dans une famille, une attirance jamais avouée...) On assiste donc pendant une heure trente à des dialogues plats, de longs silences... Ce théâtre de l'ordinaire a finalement du mal à intéresser et l'effort nécessaire à la lecture des surtitres pas toujours très syncrones finit par fatiguer. A vouloir montrer combien le quotidien peut être vide, cette pièce tend également à produire un certain vide car rien ne nous donne envie de nous attacher à ces personnages, ils nous paraissent seulement froids et patauds. Difficile donc d'exprimer autre chose qu'un certain ennui. On comprend bien ce que veut dire l'auteur mais on a du mal à s'y intéresser tant la démonstration repose uniquement sur l'exposition d'une situation. L'auteur ne semble pas avoir trouvé grand chose... Dommage car le meteur en scène était lui plus inspiré. L'espace particulier de la bibliothèque du théâtre parfaitement utilisé de l'ascenseur au balcon. Un beau spectacle donc mais définitivement long.
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Publié dans Critiques

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